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Aujourd’hui, c’est le Neko No Hi ou fête des chats au Japon!

Aujourd’hui, c’est le Neko No Hi ou fête des chats au Japon!

Bonne fête à tous les chats et aux humains qu’ils rendent heureux (et souvent gaga) !

 

Les chats gardiens du quartier de Yanaka à Tokyo

 

L’événement a été mis en place en 1987 par l’association Japan Pet Food, à la suite d’un sondage national. Il choisirent le jour du 22 février, car la sonorité de la date, 2/22 (ni ni ni) ressemble à l’onomatopée du miaulement (nyan nyan nyan en Japonais). Alors que d’autres pays ont aussi tenté d’instaurer une journée des chats, il faut bien reconnaître qu’il n’y a qu’au Japon que le phénomène a pris une telle ampleur.

Au Japon, cette journée est l’occasion pour tous les commerces de proposer des exclusivités félines : pâtisseries en forme de chats, peluches, écobags aux motifs de coussinets… Les chats ne sont pas en reste et reçoivent de leurs propriétaires leurs friandises préférées. On organise aussi des événements spéciaux, comme des concours de photos de son animal de compagnie. Et même les sanctuaires shintô s’y sont mis. Certains, les neko-jinja, organisent des offices afin de souhaiter bonne santé et longue vie à nos petits amis.

 

Broderie sashiko chat et temari, création originale personnelle

On considère que le chat est apparu au Japon aux alentours du VIème siècle, en même temps que l’arrivée de la doctrine bouddhiste. Toutefois, des traces laissent à penser que sa réelle introduction date très précisément du 19 septembre 999, lorsqu’un chat fut offert à l’empereur Ichijo pour son treizième anniversaire.
Le chat, très présent dans la culture japonaise et animal domestique de prédilection a été, au XVIIIème siècle, interdit de commerce et son enfermement a été rendu illégal en raison de l’estime qui devait lui être porté.
La race la plus commune dans ce pays, la plus populaire aussi, est le bobtail japonais. Le bobtail a pour particularité de présenter une queue très courte, enroulée sur elle même. Elle est le résultat d’un gène récessif, produit de centaines d’années de croisements. Lorsque le pelage de cette race est tricolore, il est dit Mi-Ké (trois poils) et considéré comme un porte bonheur, symbole d’amitié et souvent associé au Maneki-neko.

 

Trousse maneki neko et karasuka (arabesques), Yinco

Le chat a souvent été représenté dans l’art japonais et de grands peintres, tels que Utagawa Hiroshige ou Utagawa Kuniyoshi, l’ont pris pour modèle de prédilection.
Cet animal est aussi largement utilisé comme sujet récurent dans la poésie.


Parlons à présent des légendes qui entourent le chat au Japon:
On distingue le Bakeneko, yôkai (esprit) malfaisant et le plus connu, le Maneki-neko, plus connu sous le nom de chat porte-bonheur.

Le chat sorcière d’Okabe, Utagawa Kunisada (1786 – 1865)

Le Bakeneko est un esprit malin monstrueux ayant l’apparence d’un chat. C’est au XIIIème siècle, alors qu’il était illégal d’acheter, vendre ou enfermer les chats – qui pullulaient dans les rues du Japon – que la légende du Bakeneko voit le jour. De multiples superstitions naissent à son sujet et le félin est alors redouté. La croyance populaire prête au Bakeneko toutes sortes de pouvoirs et aptitudes. Ce dernier aurait pour habitude de vivre auprès des humains et la capacité de lancer des boules de feu. On le dit capable de se dresser sur ses pattes arrières avant de prendre une apparence humaine. Ainsi, cette créature aurait pour habitude de se faire accepter dans un doux et aimant foyer et de longtemps se faire passer pour un chat domestique. Lorsque la confiance de son maître lui devient acquise, le Bakeneko le dévore avant de prendre sa place sous son apparence humaine.
Mais cet esprit serait aussi capable de ressusciter les morts en sautant sur les corps. Pour cette raison, les chats ont longtemps été chassés, ou du moins éloignés, des cadavres.

 

Unknown, Utagawa Koniyoshi

 

À l’opposé du Bakeneko, le Maneki-neko est un bon esprit. Aussi appelé « chat bonheur », « chat qui appelle » ou « chat qui salue », le Maneki-neko, très populaire au Japon, apporterait félicité et écarterait malheur ou maladie.
Représenté sous forme de statuette en céramique ou porcelaine, le Maneki-neko prend l’apparence d’un chat levant une ou les deux pattes avant au niveau de ses oreilles. Ces statuettes de différentes
couleurs n’avaient, à l’origine, qu’une visée décorative, mais on leur attribue aujourd’hui diverses significations :
Tricolore : noir, blanc et roux, cette couleur, la plus appréciée – certainement en raison de sa rareté chez le bobtail, race ayant servi de modèle aux statuettes – est considérée comme le plus puissant porte bonheur.

 

Tirelire maneki neko tricolore

 


Blanc : symbole de pureté, cette couleur est aussi largement répandue

Noir : le noir aurait pour fonction d’apporter la santé et écarter les esprits maléfiques.
Rouge : tout comme le noir, le rouge préserverait des maladies et protégerait des mauvais esprits.
Doré : couleur or, symbole de richesse.
Vert : cette couleur devrait porter chance quant à la réussite professionnelle.
Rose : non traditionnel, le rose est de nos jours associé à l’amour.

 

Les maneki-neko portent souvent quelque chose autour du cou, cela peut être un foulard ou une écharpe, mais le plus souvent, c’est un collier rouge avec une clochette et un bavoir décoratif. Ces objets imitent probablement les ornements portés par les chats des riches foyers de l’ère Edo. Les colliers rouges fabriqués à partir d’une fleur rouge étaient ornés de petites clochettes qui servaient à la fois à décorer et à connaître les déplacements du chat.

Le bavoir pourrait aussi être lié à ceux qui ornent souvent les statues du Bodhisattva Jizo. On trouve des statues protectrices de Jizo à l’entrée des temples et des cimetières japonais. Jizo est le protecteur des enfants malades et mourants, et des parents d’enfants guéris viennent orner les statues de Jizo d’une bavette en signe de reconnaissance.

Les maneki-neko sont souvent représentés avec une grosse pièce dorée, appelée koban, utilisée au Japon pendant l’ère Edo. Un koban valait un ryo, une autre ancienne monnaie japonaise, mais le koban porté par la plupart des maneki-neko est marqué comme valant dix millions de ryo. Un ryo devait valoir environ mille dollars, même si la valeur de la pièce, comme celle du dollar, a varié considérablement.
Cette pièce s’inscrit fortement dans le rôle d’apporteur de fortune du maneki-neko. Il n’est donc pas surprenant qu’on trouve des maneki-neko tirelires, une pratique qui remonte au moins aux années 1890, comme le cochon tirelire de la culture anglo-saxone ou de la culture chinoise qui date de la dynastie Song.

 

Si le Maneki-neko est largement représenté sous forme de statuettes au Japon, il y a aussi des contes qui lui sont associés. Ainsi, ce bon esprit, à l’instar du Bakeneko, se montre sous l’apparence d’un chat ordinaire, lequel agirait dans l’intérêt des humains, et diverses légendes pourraient être à l’origine de cette croyance.

Il existe plusieurs versions sur l’origine de cette tradition ; quelques-unes sont détaillées ci-dessous (source, wikipédia) :

  • Le chat du temple : Un groupe de samouraïs passait devant un temple sur le parvis duquel se prélassait un chat. Alors que les samouraïs s’arrêtaient pour regarder le chat, ce dernier, assis sur son séant, les « salua » en levant sa patte à son oreille. Intrigués, les samouraïs s’approchèrent du chat. C’est alors qu’ils évitent un piège (la pluie, la foudre) tendu là où ils se trouvaient. Très reconnaissants, ils firent des dons au temple une fois devenus riches, et les chats furent considérés comme des esprits sages et porteurs de chance.

 

  • Le chat du temple, seconde version: Au Japon, durant la période d’Edo, au XVIIe siècle, vivait un prêtre très pauvre qui était le gardien d’un temple en périphérie de Tokyo. Ce prêtre, bon et généreux, partageait sa maigre nourriture avec son compagnon, un chat nommé Tama. Un jour, particulièrement froid et pluvieux, le prêtre voulut se préparer un thé pour se réchauffer, mais il tomba dans un profond désespoir lorsqu’il s’aperçut qu’il n’avait même plus de thé. Accablé de douleur, le prêtre se mit à pleurer et demanda à son chat, en désespoir de cause, s’il pouvait l’aider lui et le temple, avant de s’endormir d’épuisement. Son chat, plutôt perplexe, partit s’asseoir près de la porte d’entrée du temple, et se mit à se nettoyer, comme le font les chats, en se léchant et en passant ses pattes contre sa tête. Un homme très riche, perdu dans les tourments de la tempête, cherchait à se protéger sous un arbre, lorsqu’il aperçut le chat devant la porte du temple, qui en se nettoyant en passant sa patte sur le côté de sa figure, semblait l’inviter à venir s’abriter. Intrigué par ce signe de bienvenue, et peut-être du destin, l’homme alla se mettre à l’abri dans le temple. Quelques instants plus tard, la foudre frappa l’arbre sous lequel était l’homme, et celui-ci explosa sous l’impact. L’homme riche considéra que le chat lui avait sauvé la vie, et voyant les conditions de vie du prêtre et l’état du temple, décida d’utiliser son argent et son influence pour restaurer le temple et améliorer la vie de ceux qui y vivaient. Ainsi grâce au chat, le temple japonais fut sauvé et le vieux prêtre vécut heureux et comblé. À la mort du chat, on lui édifia une statue qui le représentait la patte levée en souvenir de ce jour. Les gens de la région, considérant que ce chat avait apporté richesse et bonne fortune à son propriétaire, commencèrent à placer des figurines de chat avec la patte levée dans leurs maisons et leurs magasins. Ainsi commença l’histoire et le développement du maneki-neko au travers du Japon.  

     

    Statue de maneki neko en bois

 

  • La courtisane : Une courtisane nommée Usugumo, qui vivait à Yoshiwara, à l’est de Tokyo, avait un chat qu’elle aimait beaucoup. Une nuit, le chat commença à tirer sur son kimono. Quoi qu’elle fasse, il continuait. En voyant cela, le propriétaire de la maison close crut que le chat était ensorcelé et le décapita. La tête du chat vola vers le plafond et écrasa un serpent qui s’y trouvait, prêt à frapper à tout moment. Usugumo était effondrée par la mort de son chat, et pour la consoler, un client lui fit faire une statue de bois de son compagnon. Cette statue fut le premier maneki-neko. 

    Femme tenant un chat dans ses bras, Utagawa Kuniyoshi

     

  • La vieille femme : Une vieille femme qui vivait à Imado, à l’est de Tokyo, fut obligée de vendre son chat pour survivre. Très rapidement, son chat lui apparut en rêve. Il lui dit de faire sa statue en argile. Elle obéit, et vendit ensuite la statue. Par la suite, elle en fit d’autres, et les gens les achetèrent. Les statues devinrent si populaires que la vieille femme devint riche grâce à elles.

 

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Blablas nostalgiques #2: vêtements et costumes, de mes 18 ans à aujourd’hui

Bon dans l’intro de bienvenue je vous avais déjà dit que j’adorais  me costumer et mettre en scène.

Je crois que ce besoin de se costumer et de se mettre en scène vient de ma maman. Elle m’a raconté que de mes 2 ans à mes 7 ans, elle me changeait 3 à 5 fois par jours pour me prendre en photo sur le balcon de notre appartement, comment voulez vous que je ne me la joue pas starlette sous les projecteurs maintenant? ^^

Je crois que ma fascination pour la mythologie et le romantisme ne m’a pas facilité la tache ^^

En début de cursus aux Beaux Arts, j’ai réalisé une sorte de catalogue de costumes et vêtements que j’avais réalisé jusqu’en 2006, c’était l’occasion pour moi d’expérimenter le dessin vectoriel et les logiciels tels que photoshop ou illustrator et de me mettre une fois de plus devant l’objectif, sauf que croyez-moi l’autoportrait c’est pas toujours facile!

  • Extraits du catalogue Arachnée (pardon pour la pauvreté  des réalisations, je n’avais que 3 mois d’expérience photoshop/illustrator).

  • Réalisation d’un caraco et d’un bloomer en coton (je porte toujours le bloomer sous une jupe en été).

  • Réalisation d’une jupe en velours lacée devant et baleinée (est toujours dans mon placard mais au rayon déguisement)

  • Réalisation d’un caraco et d’une jupe en toile de coton et toile de Jouy.

  • Réalisation de mon premier kimono et de mon premier serre-taille baleiné que je porte encore parfois.

  • Réalisation d’une veste longue en brocart chinois et biais satin (ah la belle époque où je faisais encore du 36! )

  • Réalisation de mon premier manteau en toile style tapisserie et capeline doublée avec de la fausse fourrure. Je ne l’ai porté qu’une seule fois et je n’ose plus le mettre à cause d’un type bizzare que j’ai croisé un soir sur le port et qui m’a demandé si j’étais une prostituée polonaise! Non mais t’as bien regardé, t’ai déjà vu une polonaise chinoise toi?

  • Premier costume style médiéval/fantasy (posture inspirée par l’Apparition de Gustave Moreau)

  • Une petite exception, ceci est un déguisement pour le carnaval étudiant de 2007, mise en page dans le style du magazine Gothic and Lolita Bible.

  • Second Kimono, un peu plus élaboré, à ce jour je n’ai toujours pas terminé le serre-taille, j’ai peur de faire des bêtises en posant les oeillets.

  • Private joke: petit remix de Phèdre de Racine ou le tragicomique romantique ^^    Vous l’aurez compris ce sont mes premières créations dans le style gothique/romantique.

  • Premier boléro, velours et dentelle et première jupe satin. Tenue que j’ai pas mal porté lors de soirées goth aux Caves St Sabin ^^  Ah Méduse, une de mes icônes préférées!
  • Et la couverture du catalogue dans un pur mélange Romantisme/Art Nouveau!    typographie et dessin réalisés par dessin vectoriel

Aujourd’hui je me prends bien moins la tête quant à la présentation de mes créas, déjà parce que j’ai un rythme bien plus soutenu à tenir au niveau réalisation donc plus assez de temps et parce que deviens flêmarde au niveau post-prod, et surtout parce qu’ayant quelques années de photo en studio mon niveau d’exigence n’est plus le même au niveau des rendus.

Donc les photos qui vont suivre seront issues d’albums « Johnny la flemme » :

  • Une partie de mon costume pour le village d’octobre qui a eu lieu en mars 2010 dans le nord pas de calais; costume composé d’une sous robe, un jupon parme et manches évasées amovibles(je n’ai pas de photos pour ces 2 là), un corset en cuir et une cape à capuche. C’est mon tout premier corset en cuir et je dois dire que j’en suis plutôt satisfaite bien que les finitions sur le devant sont un peu caca, car j’ai du le réaliser avec ma machine familiale premier prix ^^

J’envisage de créer plus de costumes médiéval/fantaisie, je souhaiterai participer au festival Cidre et Dragon (dans le Calvados) en septembre 2010, c’est l’occasion pour moi de potasser les bouquins sur cette période et de créer du costume historique fantaisie ^^

  • Costume pour la reine-mère dans la pièce de théâtre la jeune fille noyée dans la terre.

Il s’agit d’une sur-robe  à traine en velours bleu. Le dilème a été de concevoir une robe avec une traine alors que je n’avais que 3 mètres de tissu pour la réaliser, pari tenu! Les manches sont légèrement bouffantes pour un aspect princesse.J’espère avoir des photos plus propres par la suite pour vous montrer la robe avec la traine derrière ^^

  • J’ai aussi servi d’aide  pour le costume de Caroline qui joue la jeune soeur parasite dans la même pièce: un haut basique avec manches évasées et pantalon large en sergé blanc.

  • Costume style fée/muse pour le photographe Alain Malfilatre: voici une robe qui devait servir pour un shooting photo sur le thème « mon être de jardin ». le photographe Alain Malfilatre voulait travailler sur la fée/esprit des fleurs; il souhaitait une tenue qui ressemble aux tenues dans les peintures pré-raphaelites. Malheureusement le shooting n’a jamais eu lieu à cause du modèle qui s’est désisté au dernier moment. Merci le modèle dont je tairai le nom; c’est pas professionnel tout ça! Dire que je me suis dépêchée pour faire la robe en une seule journée et qu’elle n’a pas été portée!

Robe en mousseline crème, drapé réalisé à la main, des rubans satin permettent de régler le tour de taille. La longueur des manche est réglable par système de glissière.

  • Et le tout dernier costume en date très rock’n roll pour le cosplay de Stormer des Misfits dans le dessin animé que les petites filles de ma génération regardaient,  j’ai nommé Jem et les hologrammes!  Yeah Truly Outrageous!!!!!

Stormer c’est une perruque bleu avec une fleur orange, des collants résilles, des talons aiguilles vernis, une jupe en skaï et un top assymétrique fushia avec des espèces de pétales zébrées et des plumes noir à l’encolure. Bref un look qui choque et qui rock comme le dit si bien Kimber dans le dessin animé.

Photo par Laurent Sand

Photo par Laurent sand

Et une petite dernière parce que j’aime me la péter avec ma super perruque bleue et ma guitare rock band ^^

Photo par Anthony Boudant

Merci aux photographes ^^

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